M. Macron, dans son portrait photo officiel, pose avec trois livres : Les Mémoires de guerre (De Gaulle), ouvert en évidence à sa droite ; ainsi que Le Rouge et le Noir (Stendhal), et Les Nourritures terrestres (Gide), empilés à sa gauche dans le fond…
Cet article souhaite mettre un terme à l’hallucination narrative qui dresserait parallèles entre Julien Sorel et Emmanuel Macron. Personne – sauf erreur – ne s’est senti le devoir de défendre le héros de Stendhal, réduit, dans un coin de bureau, à servir l’amour propre du locataire de l’Élysée. L’idée est pourtant affreuse…
On comprend aisément ce qu’il y a de flatteur à suggérer la comparaison. Un très beau jeune homme, provincial, parti de rien, précoce d’esprit et de passion, parvient à s’élever par la seule force de son intelligence et de son ambition, avant de braver la mort pour défendre son honneur. Un jeune homme exceptionnel ; un portrait romanesque d’excellence.
Nous allons revenir sur ces idées et penser tout le mal qu’il faut de la hardiesse propre à vouloir s’en emparer.
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Article initialement publié sur Apophtegme.fr ; depuis disponible en exclusivité sur Front Populaire !
Yvan Leurquin

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