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Crime et Châtiment

« Et maintenant, je sais, Sonia, que celui qui est doué d’une volonté, d’un esprit puissant, n’a pas de peine à devenir leur maître. Qui ose beaucoup a raison devant eux. Qui les brave et les méprise gagne leur respect. Il devient leur législateur. C’est ce qui s’est toujours vu et se verra toujours. Il faudrait être aveugle pour ne pas s’en apercevoir. »

Le Cid

« Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces. J’ai le cœur au-dessus des plus fières disgrâces ; Et l’on peut me réduire à vivre sans bonheur, Mais non pas me résoudre à vivre sans honneur. »

Cyrano de Bergerac

« — Voyez-vous, lorsqu’on a trop réussi sa vie, On sent, — n’ayant rien fait, mon Dieu, de vraiment mal ! — Mille petits dégoûts de soi, dont le total Ne fait pas un remords, mais une gêne obscure ; Et les manteaux de duc traînent dans leur fourrure, Pendant que des grandeurs on monte les degrés, Un bruit d’illusions sèches et de regrets, »

Tartuffe

« Contre la médisance il n’est point de rempart. À tous les sots caquets n’ayons donc nul égard ; Efforçons-nous de vivre avec toute innocence, Et laissons aux causeurs une pleine licence. »

La Tentation de saint Antoine

« Mon royaume est de la dimension de l’univers ; et mon désir n’a pas de bornes. Je vais toujours, affranchissant l’esprit et pesant les mondes, sans haine, sans peur, sans pitié, sans amour, et sans Dieu. On m’appelle la Science. »

Le Spleen de Paris

« Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l’instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l’histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences ! »

Nouvelles

« Cela se voit tous les jours ; n’avons-nous pas chacun dans notre sphère été aimés obscurément par quelque humble cœur, tandis que nous cherchions de plus hautes amours ? n’avons-nous pas foulé aux pieds une pâle violette au parfum timide, en cheminant les yeux baissés vers une étoile brillante et froide qui nous jetait son regard ironique du fond de l’infini ? — l’abîme n’a-t-il pas son magnétisme, et l’impossible sa fascination ? »

Transmettre (note de lecture)

Comment certaines idées deviennent-elles des "forces matérielles" : capables de modifier le fonctionnement politique, économique ou militaire d’une société, et pas seulement en songe, « dans les têtes » ?

Œuvres complètes de François Villon

« Quand je me lamente de ma pauvreté, Le cœur me dit souvent : « Homme, ne t’afflige pas tant Et ne montre pas une telle douleur ! Si tu n’as pas autant qu’eut Jacques Cœur, Mieux vaut vivre dans un grossier manteau, Pauvre, qu’avoir été seigneur Et pourrir dans un riche tombeau. »

Les fleurs du mal

Extrait : « Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes, Produits avariés, nés d’un siècle vaurien, Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes, Qui sauront satisfaire un cœur comme le mien. »

Odes triomphales

Extrait : « Pour un bien les dieux donnent aux mortels deux maux en partage. Mais les insensés ne peuvent les supporter avec la dignité du sage, qui ne montre des choses que leur beau côté »

Quatrevingt-treize

Extrait : « 93 est la guerre de l’Europe contre la France et de la France contre Paris. Et qu’est-ce que la Révolution ? C’est la victoire de la France sur l’Europe et de Paris sur la France. De là, l’immensité de cette minute épouvantable, 93, plus grande que tout le reste du siècle. »

Iliade

Extrait : « Les dieux ont tissé ce sort pour les pauvres humains : Qu’ils vivent accablés ; eux, ils n’ont pas de soucis. »

Odyssée

Extrait : « Beauté, raison, bien dire, on voit qu’en un même homme, les dieux presque jamais ne mettent tous les charmes. »

Mea Culpa

Extrait : « Les patrons ? Les ouvriers ? C'est artificiel 100 pour 100 ! C'est question de chance et d'héritages ! Abolissez ! vous verrez bien que c'étaient les mêmes... »

Les Caractères

Extrait : « Ne nous emportons point contre les hommes en voyant leur dureté, leur ingratitude, leur injustice, leur fierté, l’amour d’eux-mêmes et l’oubli des autres : ils sont ainsi faits, c’est leur nature ; c’est ne pouvoir supporter que la pierre tombe, ou que le feu s’élève. »

Maximes et Réflexions diverses

Extrait : « Ce que nous prenons pour des vertus n’est souvent qu’un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger ; et ce n’est pas toujours par valeur et par chasteté que les hommes sont vaillants, et que les femmes sont chastes. »

Œuvres complètes de Hésiode

Extrait : « Ce que tu promets à un ami pour un travail, donne le. Fais des sourires à ton frères, mais assure toi un témoin. Confiance et défiance font du mal autant l’une que l’autre. »

La Vénus à la fourrure

Extrait : « Plus la femme se montre docile, plus l’homme devient froid et dominateur ; mais plus elle est cruelle et infidèle avec lui, mois elle montre de pitié, alors elle attise la volupté de l’homme, elle en devient aimée et adorée. »

Le Père Goriot

Extrait : « À Paris, le succès est tout, c’est la clef du pouvoir. Si les femmes vous trouvent de l’esprit, du talent, les hommes le croiront, si vous ne les détrompez pas. Vous pourrez alors tout vouloir, vous aurez le pied partout. Vous saurez alors ce qu’est le monde, une réunion de dupes et de fripons. »

Bel-Ami

Extrait : « Je serais bien bête de me faire de la bile. Chacun pour soi. La victoire est aux audacieux. Tout n’est que de l’égoïsme. L’égoïsme pour l’ambition et la fortune vaut mieux que l’égoïsme pour la femme et pour l’amour. »

Les particules élémentaires

Extrait : « Dès lors qu’une mutation métaphysique s’est produite, elle se développe sans rencontrer de résistance jusqu’à ses conséquences ultimes. Elle balaie sans même y prêter attention les systèmes économiques et politiques, les jugements esthétiques, les hiérarchies sociales. »

Une vie

Extrait : « Il ne comprenait pas ces énervements de femme, les secousses de ces êtres vibrants affolés d’un rien, qu’un enthousiasme remue comme une catastrophe, qu’une sensation insaisissable révolutionne, affole de joie ou désespère. »

Madame Bovary

Extrait : « Mais elle était pleine de convoitises, de rage, de haine. Cette robe aux plis droits cachait un cœur bouleversé, et ces lèvres si pudiques n’en racontaient pas la tourmente. Elle était amoureuse »

Sacha Guitry et ses femmes

Extrait : « Quand une femme du monde dit non, cela veut dire peut-être, quand elle dit peut-être, cela veut dire oui ; quand elle dit oui, alors ce n’est pas une femme du monde. »

Eugénie Grandet

Extrait : « Les avares ne croient point à une vie à venir, le présent est tout pour eux. Cette réflexion jette une horrible clarté sur l’époque actuelle, où, plus qu’en aucun autre temps, l’argent domine les lois, la politique et les mœurs. Institutions, livres, hommes et doctrines, tout conspire à miner la croyance d’une vie future sur laquelle l’édifice social est appuyé depuis dix-huit cents ans. Maintenant le cercueil est une transition peu redoutée. L’avenir, qui nous attendait par-delà le requiem, a été transposé dans le présent. »

Le cheval

Extrait : « Ce n’est pas d’après les actes mais d’après les paroles que les hommes se dirigent dans la vie. »

L’éducation sentimentale

Extrait : « L’action, pour certains hommes, est d’autant plus impraticable que le désir est plus fort. La méfiance d’eux même les embarrasse, la crainte de déplaire les épouvante ; d’ailleurs, les affections profondes ressemblent aux honnêtes femmes ; elles ont peur d’être découvertes, et passent dans la vie les yeux baissés. »

Soumission

Extrait : « Déjà, à son époque, le patriotisme français était une idée un peu dépréciée on peut dire qu’il est né à Valmy en 1792, et qu’il a commencé de mourir dans les tranchées de Verdun en 1917. Un peu plus d’un siècle, au fond, c’est peu. Aujourd’hui, qui y croit ? Le Front national fait semblant d’y croire. »

Les épées

Extrait : « Par-dessus la vérité affectueuse – l’idée qu’on a de soi – il y a la vérité cruelle : l’opinion des autres. On peut s’en moquer. Elle est là. Elle vous regarde. Elle ne vous déforme pas plus que vous n’étiez déformable. Pas de caricature d’Apollon. »

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